Jacques Rimant

Poète de la non-violence et de la poésie animalière engagée – Artiste peintre.

L’Esprit de l’ahimsa

L’Esprit de l’ahimsa, un éloge poétique de la non-violence, vient de paraître (janvier 2026). Vous pouvez vous le procurer sur Amazon, la FNAC, ou chez le libraire de votre choix qui pourra le commander. L’ouvrage est également distribué en Belgique, au Canada, et en Suisse.

Attention, ce livre est une édition largement revue et corrigée de Grâce à ahimsa, paru il y a plus de dix ans.

En lisant ce livre tout du long il faut bien garder à l’esprit ce qu’est l’ahimsa, à savoir la non-violence et le respect universel de toute vie. Ce concept, qui date des premières Upanishad (−500), est central dans la philosophie de Gandhi. Les Lettres à l’âshram, de celui-ci, ont fortement influencé ce recueil où Jacques Rimant développe une réflexion poétique sur cette pensée profonde.

Ainsi, amour, douceur, compassion, paix et respect sont célébrés dans l’ouvrage, qui est une quête de sagesse. Une philosophie de la caresse est esquissée : « Une caresse de l’âme / Éloigne bien des drames / Que la vie nous berce / Jusqu’au trépas. »

Pour l’auteur, la violence est le mal qu’il s’agit de vaincre en faisant preuve de cœur et en luttant pour tous les opprimés de la terre, humains comme animaux.

L’ahimsa, largement ignoré en Occident, est pourtant d’une urgente actualité ; ainsi Rimant d’écrire : « Quand on a l’ahimsa dans son cœur / On lutte ardemment pour l’écologie / Avec le meilleur de notre énergie / De la terre les défenseurs .»

En bref, la pensée de ce concept peut aider à un monde meilleur selon l’auteur. À chacun de découvrir l’ahimsa en lui… La vision poétique de Rimant, qui considère ce recueil comme son œuvre principale, pourrait y contribuer !

Extraits du corps du texte

 

Du bonheur de l’ahimsa

D’en dessous l’Himalaya
Nous est parvenu l’ahimsa
Cette perle de la pensée indienne
Qui aux sages sert d’antienne

Respect absolu du vivant
En étant totalement non-violent
Voilà de ce concept la haute exigence
Qui requiert votre entière bienveillance

Une parfaite générosité d’âme
Et un cœur pur sont requis
Pour qui de cette paix se réclame
Et veut la mettre à profit

Alors une certaine harmonie avec les êtres
Naît de cet état d’esprit
La bonté est le maître
Qui du calme est épris

Il s’agit d’incarner la douceur
Être végétalien est donc évident
Il ne faut verser le sang
Ni infliger de douleurs

Grâce à ces actes véritablement altruistes
Vous dites adieu à la brutalité
Et son cortège de calamités
Vous êtes plus éclairé et moins triste

Ils vous en seront reconnaissants
Ceux que vous avez épargnés
Et vous le bonheur aurez gagné
D’avoir été juste et clément

Hommage aux jaïns

J’aime la sagesse des jaïns
Pacifiques et sans haine
Ahimsages

Ils vont on ne peut plus prévenants
Se souciant de la vie même invisible
Balayant devant eux pour ne pas écraser
Éteignant la lumière pour ne pas brûler
Portant parfois un masque pour ne pas avaler

Voilà des gens au cœur de la paix
Avec le souci véritable de la vie
Qui respectent donc même les insectes
Des êtres extrêmes en bonté
Perpétuellement dans l’amour
Qui cheminent dans l’humilité
En compassion en permanence
Inlassablement dans la protection
L’attention à toujours prendre soin
Constance en douceur

Coexistant en harmonie
Sans tuer et évitant d’heurter
Exemplaires sans chercher à plaire
Ils mettent en pratique une haute éthique

Une vertu à la vie entière étendue
Celle de la plus grande humanité
La paix en actes paroles et pensées

Tu ne violenteras point

Éminence de la non-violence
Commandement du bon sens
Impératif essentiel à incarner
Équanimité et responsabilité

Les Jaïns n’ont pas tergiversé avec la violence
Là est la fondamentale malfaisance
Voilà leur capitale prise de conscience
D’avoir réalisé que brutaliser
Ne mène au fond à rien de bien
Et de faire de l’ahimsa la première exigence

Le mal est violence

Extirpant la mort de la morale
Abolissant les maléfices des sacrifices
Ils érigèrent ce concept essentiel
L’ahimsa au centre du cercle de la main
La main qui aide, qui caresse, qui soutient

Les Jaïns ne sont pas vains
Mais hommes de cœur
De la violence les vainqueurs
Seule victoire digne d’honneur

Ils ne sont pas légions
Les membres de cette religion
Et le monde les ignore largement
Sans rendre grâce à leur grandeur
Celle de nuire le moins possible
Eux qui ne commirent le crime de guerre
Ces pionniers du pacifisme actif
De l’écologie altruiste
Du végétarisme généreux

Occultant leurs bienfaisantes prouesses
Serait-on jaloux de leur sagesse ?

Mahavira dans la belle ombre de Bouddha

Hors de la nuit

L’ahimsa quintessence de la paix
L’intelligence au service du respect

Avoir de la considération pour autrui
Et ce de l’humain à l’insecte
Agir de façon correcte
Et savoir que l’on n’a pas nui

La non-violence comme une science
Qui personne ne blesse
La gentillesse telle la sagesse
Être fidèle à son observance

Dans le droit chemin
Les être profondément placides
À la bienfaisance lucide
La douceur dans la main

La brutalité ils l’ont annihilé
La méchanceté ils l’ont détruite
Ils sont sortis de la nuit
Où la violence peut nous plonger

Ils font l’éloge de la saine caresse
Qui soulage des détresses
Ils sont pleins de suavité
Malgré de la vie la gravité

L’ahimsa étrange luminosité
De l’amour le condensé

Le prisme essentiel

Croire doux comme velours
Plutôt que dur comme fer
Être plein d’amour
Dans les deux hémisphères

La seule véritable prouesse
C’est la profonde et permanente sagesse
Qui cultive sans cesse la gentillesse
Et nous soulage de nos détresses

Émulation en douceur
Plutôt que rivalités en violence
Le doux parfum des fleurs
Plutôt que celui de la purulence

À haïr quelque chose cela doit être la haine
Ce qu’il faut sacrifier c’est la violence
Qui nous amène tellement de peines
Et nous plonge dans la nescience

Agir pacifiquement perpétuellement pour la paix
Et sagement sourire plein de respect
L’ultime bravoure
C’est d’être toujours dans l’amour

Pense la non-violence
Une divine loi
Qui suscite réjouissances
Et la non-violence viendra à toi

À la violence ne jamais rendre hommage
Mais toujours en reconnaître le dommage
Penser la douceur en permanence
Pour pouvoir agir en douceur en toute circonstance

La candeur carnivore
Qui la viande dévore
Mais n’entend pas la violence terrible du couteau
Qui tue les autres animaux

La brutalité brûle les ailes de la liberté
Et empêche les gens d’être
L’ahimsa dans l’autre est le maître
Qui vient vous réconforter

Les violents au pouvoir ont tout intérêt
Que ceux qu’ils dominent soient pacifiques
Aussi il faut des non-violents dynamiques
Qui sachent inspirer le respect

La violence en pantoufle qui ordonne
Plus dangereuse que la violence brute qui exécute
Leur heure sonne
À cause d’une langue de pute

En toutes circonstances
Se demander s’il y a violence
À travers ce prisme essentiel
L’esprit saisit les choses belles

Ce qui est sain et saint c’est la sincère douceur
Le diable est brutalité et exige la résistance permanente
Alors assez de ces actions violentes
Chérissez des uns des autres les cœurs

Tout plaisir non éthique est catastrophique
Alors soyons moraux et sympathiques
L’ahimsa est la non-violence la plus proche de la parfaite paix
En son règne personne ne souffre ni n’est inquiet

Convivence et non pas violence

On a tous eu besoin de douceur pour être ce que nous sommes
Et c’est encore la douceur qui nous perpétue
Alors soyons doux au quotidien
Cela semble être le droit chemin

Une caresse de l’âme
Éloigne bien des drames
Que la vie nous berce
Jusqu’au trépas

Penser souvent à l’ahimsa
Cet amour universel qui ne nuit
Et nous permet cette convivence
Où règnent justice, paix et respect

 

Résistance permanente

Les résistances changent avec le temps
L’ennemi n’est plus le même
Le combat reste donc présent
L’on doit persister à dire « je t’aime »

La violence revêt de multiples visages
Il faut alors lui faire barrage
Elle exige en permanence le courage
Pour de la paix connaître le paysage

Oui le mal a différentes facettes
Et ne disparaîtra pas d’un coup de baguette
Il faut alors lutter sur tous les fronts
Car il est de la sagesse l’affront

Il faut faire preuve de constance
Pour faire valoir son existence
Et en assurer la bienveillante défense
La brutalité sait faire dans la persistance

Il faut lui montrer une ferme opposition
Et ne pas faire dans la honteuse collaboration
Il s’agit de ne pas faire montre de soumission
Ni de s’abandonner à la capitulation

Faire face à ses responsabilités
Et ne pas fuir l’affreuse réalité
Exigent un engagement de tous les instants
De la bonté il faut être le manifestant

Car l’adversaire sait se métamorphoser
Alors contre lui il faut oser
Batailler de façon coriace
Et faire montre d’une sacrée audace

Contre ces maux synonymes de calamité
Il faut s’avoir s’opposer
Sinon c’est la désolation
Le bonheur en perdition

Non-violence

La nature est magnifique
Pour qui sait bien voir et percevoir
D’évidence un don de Dieu
Et certains hommes sont maléfiques
Qui sont donc odieux
À commettre de fières atrocités
Avec autant de férocité
Au lieu d’abolir violence et indigence
Ici et maintenant

Les furieuses guerres de se perpétuer
Des hommes vaillants y vont s’entretuer
Envoyés là par de maléfiques autorités
Qui perpétuent la politique de la brutalité
Tolérant du même coup la pauvreté
Dans leurs costumes bien taillés
Grave erreur aigüe

Dans leur immense inclémence
Leur manquement inique à la douceur
Leur sens perverti de l’honneur
Va de pair avec les pires horreurs

À l’ombre de la bombe
Les dérives de leurs rivalités
Les antagonismes des orgueils
Les haines et la vanité
D’engendrer ces torrents de rage
Et ces trop humaines cages
Où l’on impose mille maltraitances
Au lieu de remédier à la souffrance
Et s’efforcer de guérir les plaies
De choisir héroïquement la paix

De tolérer pour lui-même la peine de mort
Il faut voir comme il traite les autres animaux
Sans le moindre égard pour leur sort
Qui doivent aussi souffrir de ses maux

Pour eux il n’y a pratiquement que du mépris
Leurs vies sous emprise n’ont pas de prix
Ils sont traités comme des êtres sans âme
Et leurs existences relèvent du drame
De devoir endurer la barbarie
Dans les sanglants abattoirs
Ou les ignobles laboratoires
Et beaucoup d’autres lieux sacrificatoires

La terre pourrait être une sorte de paradis
Où animaux et humains pourraient vivre en harmonie
Ce n’est pas du tout une utopie
Ceux qui clament haut et fort le contraire
Invoquant l’histoire et la raison
Ont un intérêt occulte et malsain
Et ce sont ceux-là mêmes qui imposent leur bassesse
Manquant terriblement de sagesse

On ne sera jamais assez extrême en paix, amour et bonté
En actes, paroles et pensées

 

Lorsqu’émergea l’ahimsa

Tout commença
Lorsqu’émergea l’ahimsa

Les hommes se mirent à réfléchir
À comment ne pas nuire
Et vite ils comprirent
Qu’il fallait s’abstenir
Du pire
D’occire

Il fallait faire cesser les calamités
Mettre un terme à la brutalité
Ne pas violenter
Ni tuer
Alors il fallut compenser
Par l’esprit et la pensée

Et de recourir à la douceur
Et d’écouter leur cœur
Ce qu’ils avaient de meilleur
Pour conjurer le malheur
Et assécher les pleurs

Tentant d’être sages
Ils abolirent la rage
Ouvrirent les cages

Ils détruisirent les abattoirs
Et autres lieux de tueries notoires
Tels les funestes laboratoires

Plein d’amour
Ils portaient secours

De Dieu entrevoyant l’existence
Ils faisaient preuve de sapience
Ils avaient honte de la violence
Qui est la nuisance
Et étaient donc rentrés en résistance
Sans esprit de vengeance

Alors ils connurent l’allégresse
D’agir avec justice et justesse
Sans plus de détresse
Ni faiblesse
Commença le règne de la saine caresse

Le mal est violence

Le mal est violence
Voilà le péché
Voilà la calamité
Synonyme de démence

Tout le reste est secondaire
Il n’y a pas de mystère

La brutalité
Au lieu de la douceur
Voilà l’erreur
La faute majeure
Ne chercher pas midi à quatorze heures

La cruauté
Est le pire des maux
Alors pitoyables sont les animaux
Et les hommes torturés

Devant ces terribles afflictions
Qui n’a donc de compassion
Si ce ne sont les sans-cœur
Qui aiment vous faire connaître la douleur

Hélas nombreux sont les suppliciés
Qui souffrent de la grande boucherie
Que constitue notre barbarie
L’homme est par la nature disgracié

La bonté est gentillesse
Alors au lieu de propager la détresse
Il devrait dispenser de saines caresses

Oui il faut cultiver la suavité
Avoir envers tous les êtres de l’amabilité

La caresse spirituelle

La caresse spirituelle

Celle du coup de main mental
Qui vient en aide dans le réel
Comme un amour phénoménal

Celle du sourire cérébral
Qui provoque un sourire en retour
Joyeuse non-violence

Celle d’un certain rire intellectuel
Qui soulage les souffrances
Face aux violences de l’existence
La caresse spirituelle

Celle qui soutient moralement
En créant du bonheur
Faisant palpiter votre cœur

Celle qui propage la bienveillance
Qui procure assistance
Dans la joie et la sérénité

Celle synonyme de saine douceur
Une épaule sur laquelle se reposer
D’où rayonne la bonté

Des câlins tout le long du chemin

Des câlins tout le long du chemin
N’est-ce pas là le souhait de tout un chacun ?

Le bébé l’on berce et on lui sourit
N’est-ce pas là comme l’on veut traverser la vie ?

L’enfant l’on réconforte et l’on cajole
N’est-ce pas là ce que l’on devrait apprendre à l’école ?

Aussi voilà ce qu’humblement je professe
Tout le long de la route faire preuve de tendresse

Car l’art de la saine caresse
Nous soulage de notre détresse

Et il est toujours l’heure
Pour dispenser de la douceur

 

 

L’Esprit de l’ahimsa, un éloge poétique de la non-violence, vient de paraître (janvier 2026). Vous pouvez vous le procurer sur Amazon, la FNAC, ou chez le libraire de votre choix qui pourra le commander. L’ouvrage est également distribué en Belgique, au Canada, et en Suisse.

Attention, ce livre est une édition largement revue et corrigée de Grâce à ahimsa, paru il y a plus de dix ans.

X