Entre deux solstices

Mon journal aphoristique Entre deux solstices vient de paraître (juillet 2025). Vous pouvez vous le procurer sur Amazon, la FNAC, ou chez le libraire de votre choix qui pourra le commander. L’opuscule est également distribué en Belgique, au Canada, et en Suisse.
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Entre deux solstices est une collection d’aphorismes qui regroupe les principaux thèmes de Jacques Rimant et qui annonce ses prochains recueils de poèmes rassemblés au sein de sa Trilogie de la vie. En effet, l’émerveillement devant la nature préfigure Irisoleil, la révolte face au sort que connaissent les animaux présage Aux Animaux, et enfin l’éloge de la non-violence prélude à L’Esprit de l’ahimsa.
Tout au long de ce journal aphoristique, on trouve également des réflexions sur le processus d’écriture lui-même.
Pour Rimant, « la poésie est résistance à la violence de son temps », aussi il s’agit, « avec la volonté de ne pas dévier de la vérité, [de] cultiver la non-violence inhérente à celle-ci ».
« La nature pour elle-même, voilà en vérité comme il faut qu’on l’aime, en respectant profondément ses habitants, en étant donc non violent envers ces diverses créatures sacrées qui peuplent forêts comme océans. »
Le poète dénonce également « la viande de la violence » et fait l’éloge du véganisme : « L’universalisme de l’amour induit l’humanisme et le véganisme, deux exigences complémentaires pour qui veut consacrer la non-violence sur cette terre. »
En définitive la tâche fondamentale de l’auteur est de « cerner au mieux [sa] pensée dans une suite d’aphorismes bien ciselés afin finalement et essentiellement de consacrer l’ahimsa auprès du lecteur occidental ». Pari réussi ?
Extraits du corps du texte
À dépasser en permanence la terrible loi du talion : orgueil pour orgueil, violence pour violence.
À l’ombre de la bombe, les pensées encore dirigées par l’esprit de l’épée.
L’ahimsa dans l’autre est le maître.
La force de celui qui ne parle pas sous la torture, voilà la force ultime de la non-violence.
Dieu est grand qui a fait l’insecte minuscule comme il a créé l’univers gigantesque, alors pourquoi l’homme rêve-t-il d’étoiles mais ne respecte-t-il pas les bêtes ?
Dans les élevages concentrationnaires, le tortionnaire trébuche sur les cadavres de ceux qui n’auront pas survécu à l’enfer avant de connaître la chaîne d’abattage.
Nous vivons avec quelques camarades véganes dans un monde de voraces qui dévorent plein de viandes pour satisfaire leur ventre avide de chair au détriment de la volonté de vivre des autres animaux et au prix atroce d’une très grande violence.
Les véganes nous le démontrent par leur discipline, la force de l’ahimsa est plus puissante que celle de l’estomac.
Ils marchent fièrement sur la lune mais écrasent négligemment le vivant avec qui ils partagent la terre cependant.
Criminalisation de l’écologie de par leur pauvre déontologie, de ces oligarques qui veulent maintenir leur fastueux train de vie, le vivant et ses défenseurs en payant le prix.
Le concept de caresse spirituelle qui consacre la douceur dans la pensée implique compassion et solidarité, permet cette convivence essentielle de par la non-violence sacrée.
L’ahimsa et le véganisme sont intrinsèquement liés, mais l’ahimsa ne se limite cependant pas à cette seule quête, il est également un profond humanisme qui exige une lutte au jour le jour pour faire valoir l’amour.
La nature pour elle-même, voilà en vérité comme il faut qu’on l’aime, en respectant profondément ses habitants, en étant donc non violent envers ces diverses créatures sacrées qui peuplent forêts comme océans.
L’écriture est sacrée, ma façon préférée de créer, au plus proche de l’esprit, qu’il s’agit de faire danser sur un rythme de chant d’oiseau.
L’ahimsa sera inévitablement taxé d’orientalisme avec donc un parfum de mysticisme alors que c’est raisonnablement un universel humanisme qui exige également le véganisme.
Aveugles au tort de donner la mort, ils tolèrent les toréadors et autres semeurs de mauvais sort tels ces funestes équarisseurs ou ces redoutables chasseurs.
Au printemps la joie sort de terre et fleurit notre biosphère de façon éphémère comme un éclat de rire aux couleurs spectaculaires.
La poésie est résistance à la violence de son temps.
Les véganes sont les hérétiques de cette religion qu’est celle des mangeurs de viandes.
Je profite du vent favorable, et d’écrire porté par ce zéphyr agréable qui me mène doucement à l’aurore aux rires d’oiseaux admirables.
Si le devoir des hommes est de protéger les femmes, réciproquement elles doivent les mener vers la douceur.
La caresse essentielle, et son degré le plus élevé, la caresse spirituelle, guident l’homme doux, qui traverse la vie muni de cette philosophie, et quand il l’étend à l’ensemble du vivant, il suit alors les principes de l’ahimsa.
Cette égalité des âmes devant Dieu, ce Dieu aux diverses figures pétries de la même pâte, induit cette humilité, cet antispécisme propre à l’ahimsa.
Des perles scintillent dans l’océan céleste, des vagues déferlent dont ces astres se séparent comme le soleil brille dont les modestes rayons inspirent le chant du merle.
Tu donnes à ton chien des friandises et il hume joyeusement l’air pendant que tes cochons que tu méprises agonisent et doivent grandir entre quatre fers.
L’illusion du vert pâturage bien ancrée dans les cerveaux ne dupe pourtant pas ceux conscients de la terrible réalité des usines d’équarrissage.
On ne rit pas à la corrida et le toréador a tort de confondre beauté et cruauté.
Tragédie de l’oubli du vivant, tragédie du monde violent, en proie à d’insignifiantes occupations, les gens vont sans respect ni compassion pour ces autres âmes divines peuplant la nature.
Savoir que c’est une chance que d’écrire aux chants des oiseaux.
La viande de la violence, une vérité qui se refuse à leur conscience, alors ils se régalent la panse dans un déni massif, manger de la chair leur est festif.
L’antispécisme est consubstantiel à l’ahimsa, nous sommes parmi les autres animaux comme une goutte d’eau dans l’océan du vivant, aussi ce devoir de cohabiter pacifiquement, de se respecter fondamentalement.
L’ahimsa implique un humanisme et un véganisme joyeux, loin de l’austère morale que l’on veut bien accoler à cette philosophie.
Hommage aux jaïns qui ont fait de l’ahimsa leur fondamental credo, hommage à Gandhi qui conceptualisa cette universelle vérité, que je viens modestement moderniser, la débarrassant de toute superstition.
Une pensée de l’ahimsa solide, se montrer solidaire des plus faibles, aider ceux qui n’ont pas voix au chapitre, des humains à la douloureuse existence aux animaux qui souffrent en silence.
Ma poésie se joue dans l’entre-deux d’une joie sereine et d’un sérieux enchanté.
L’universel respect nous obligeant, il est dans l’esprit de l’ahimsa de protéger les habitats des animaux, aussi cette philosophie s’incarne dans le combat pour l’écologie.
L’œil de la baleine qui toucha un jour un bon capitaine qu’il en devint protecteur de cétacés, en pirate au grand cœur, contre l’horreur des harponneurs.
Ma vie prend tout son sens quand mon pied s’écarte de la fourmi et que je ressens cette joie de n’avoir pas nui.
Ce qu’ils mangent me dérange, heurte ma sensibilité qu’ils trouvent étrange ; cependant il n’y a pas à aller aux abords du Gange pour trouver pertinent le concept d’ahimsa.
Pour la majorité des hommes, l’ahimsa implique de transcender son éducation quant à la manducation et de transcender sa culture dans son rapport à la nature.
Portés par un doux zéphir, traversant un pur azur, des flamants roses migrent vers des régions plus sûres où épanouir leur beauté grandiose.
Protégeons le puissant océan où se fait occire négligemment toute la faune marine par ces horribles bateaux-usines et leurs gigantesques et tragiques chaluts pélagiques.
Protégeons les sacrées forêts où prospère la biodiversité qui fait les frais de ces pyromanes et autres bandits écocidaires à punir de façon sévère.
Comme l’étoile guide le voyageur égaré, l’ahimsa brille pour le chercheur de vérité.
Dans le bruit du monde plein d’absurdité, l’homme est comme atteint de surdité qui n’entend pas les cris terrifiés des animaux sacrifiés.
Le dauphin, souriant ambassadeur de la faune marine, se fait néanmoins assassiner pêle-mêle avec les sardines ou en se faisant harponner de façon cruelle.
Ma création à son paroxysme engendre de doux aphorismes à Dieu consacrés qui nous a donné l’ahimsa afin de respecter avec amour ses multiples figures sacrées.

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